La Commune de Fillières

Accueil  Blog  Nouvelles 
2025-11

Le carnet de commandes se remplit pour les distillateurs d’eau-de-vie

Une nouvelle saison démarre pour Patrick Letscher et Jean-François Munier. Agriculteurs céréaliers la moitié de l’année, ils revêtent le costume de distillateurs ambulants à l’arrivée de l’hiver. Leur société Aliorme, créée en 2007, assure la pérennité de la distillerie traditionnelle sur le secteur, comme la pratiquaient leurs prédécesseurs. Cette année, l’activité reprend activement, après quelques saisons trop calmes.

 

Chaque hiver, deux agriculteurs de Fillières mènent ensemble une double vie, en quelque sorte. Après avoir dorloté leurs champs de céréales tout l’été, ils délaissent un temps leurs moissonneuses au profit de leurs alambics. Tous deux sont en réalité des passionnés de distillerie, et en font leur activité secondaire depuis des années. « Il y a 18 ans, j’ai repris à la suite de Serge Boisteaux, qui a lui même fait ça durant 20 ans », confie Patrick Letscher. Son collègue Jean-François Munier, lui, a démarré il y a 10 ans après son père.

Les jeunes consomment peu

Le principe est simple : « Nous sommes des bouilleurs ambulants. Nous avons un atelier à Murville, et un autre à Villers-la-Montagne. Chaque année, à partir de la mi-novembre, les gens nous apportent leurs tonneaux de fruits macérés à partir desquels nous fabriquons la goutte (ou eau-de-vie) », explique Jean-François Munier. Les clients sont généralement les mêmes chaque année : « des personnes âgées en général, mais nous voyons aussi quelques jeunes s’y mettre , ceux qui viennent d’acheter une maison avec verger », note Patrick Letscher. Force est de constater que ces derniers ne sont pas de gros consommateurs d’alcool fort. « La plupart du temps, ils distillent leurs fruits pour en faire cadeau. »

Au litre et au degré près

À plus de 80 %, ce sont les mirabelles qui sont le plus souvent déposées. Pour le reste, il s’agit souvent de prune, de poire, et plus rarement de figues et de pêches. Les fruits sont ensuite cuits au bain-marie. « Chaque client a sa machine, on ne mélange pas ». La distillation traditionnelle s’effectue en deux passes : la distillation de la purée de fruits (ou bouillis), puis la repasse à l’alambic pour affiner l’alcool. L’alcool, monté à 80°, passe ensuite au refroidissement, ce qui déclenche la condensation. Tout est fait au degré près par les deux experts, en fonction de la commande. « À l’inscription, le client nous donne le litrage et le degré d’alcool souhaité. On peut préparer entre 30 et 150 litres ».

La transmission ainsi que la formation leur ont permis de devenir des bouilleurs de cru : « On a suivi des stages, et appris également de nos prédécesseurs ».

Les années précédentes, les deux associés n’ont que très peu travaillé. « Il y a eu peu de fruits à cause de la météo ». Cette année, le rythme est tout autre. L’activité, démarrée le 12 novembre, bat son plein. Le carnet de commandes est déjà rempli jusqu’au 1er  décembre, et ça devrait se poursuivre jusqu’à fin janvier.

 

Commémoration du 11 novembre 1918, à la nécropole nationale à Fillières.

L occasion de rappeler le sacrifice des centaines de milliers de soldats pour défendre notre idéal.

Nous avons accueilli avec plaisir Jacqueline, une habitante de la région parisienne, qui vient régulièrement nous rendre visite lors des cérémonies de la 1ère guerre mondiale, son aïeul repose dans ce cimetière.

L occasion également de rendre hommage aux 130 victimes des attentats à Paris du 13 novembre 2015.

STAGE THEATRE

Très heureux de retrouver Fanny Roussel et Elise Roussel à Fillieres ce weekend pour le stage Théâtre basé sur l improvisation.

Superbe ambiance studieuse et détendue.

Une partie des stagiaires fait la pose et l autre la pause...


Date de création : 11/11/2025 : 17:20
Dernière modification : 11/11/2025 : 17:20
Catégorie :
Page lue 125 fois
Haut
freeguppy.org © 2004-2019 En savoir plus ...
Skins Papinou pour GuppY 5   Licence Libre CeCILL